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LA VENGEANCE DU PARDON


Première adaptation à la scène de la nouvelle d’Eric Emmanuel Schmitt, ce texte aborde de manière fine et sensible la question du pardon dans le contexte si particulier du meurtre et du crime sexuel.

Attention histoire vraie ! Dans les années 90, un redoutable serial killer sème la terreur à Paris. Il viole, puis assassine 15 jeunes femmes, avant d’être finalement arrêté, jugé et condamné à perpétuité.

Malgré cela, à l’issue du procès, la mère de l’une des victimes entreprend de le visiter régulièrement. Elle veut comprendre comment cet assassin a pu perdre l’humain qu’il était pour devenir un monstre. Elle veut l’aider à retrouver les rivages de l’humanité.

Hors de tout contexte religieux, Eric-Emmanuel Schmitt nous invite à une réflexion profonde sur le pardon. Pour lui en effet, pardonner, c’est dire à l’autre « je refuse de te réduire à l’acte que tu as commis, même s’il me fait terriblement souffrir ». Et en ce sens, et comme le disait Nelson Mandela, le pardon ouvre bel et bien un chemin vers l’avenir.

Aujourd’hui, la question reste d’une brûlante actualité ! En effet, bien qu’incarcéré en Alsace dans un quartier de haute sécurité à Ensisheim,  le criminel représenté ici sur scène, Guy Georges,  est éligible à une demande de mise en liberté conditionnelle depuis mars 2020, fin de sa période de sûreté. Il n’en a pas fait la demande jusqu’ici, conformément à ce qu’il avait déclaré à la fin de son procès : « Je vais m’infliger une peine. Je ne sortirai jamais de prison, vous serez tranquilles. »